C’est aussi le carnet d’un apprenti-journaliste dans des médias en plein bouleversement.
C’est tout modestement mon terrain de jeu dans un univers médiatique en pleine révolution. Je considère que la crise, à la fois de support et de contenu, traversée par la presse doit être saisie comme une chance : celle de transformer un métier. La chance de pouvoir s’essayer aux expérimentations les plus folles. Sur Internet bien sûr. Mais aussi en kiosque. Les nouveaux outils nous permettent de s’essayer à des formes inédites, comme le journalisme participatif, le journalisme multimédia de liens… Mais la remise en cause profonde de la presse nous permet aussi de faire revivre des fondamentaux du journalisme, trop souvent oubliés. Sous des formes nouvelles bien sûr. Ainsi, les nouveaux terrains du journalisme doivent se tourner vers l’investigation, le reportage… Bref, des pratiques essentielles à la démocratie. Celles que nous ont léguées les fondateurs de cette profession. Un retour aux sources spirituel (celui du journalisme long, de valeur et indépendant), à concevoir sous des formes renouvelées grâce à un potentiel inégalé. Ces formes sont encore à construire (notamment sur le plan économique). Mais c’est ce qu’il y a de beau dans ce défi.